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Déclaration de la Présidente du Caucus des Femmes Parlementaires de l'UPA, Foudda Arada Izzedine, à l'occasion du 8 mars, Journée Internationale de la Femme

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DÉCLARATION À L'OCCASION DE LA JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA FEMME

 

Chères parlementaires,

Peuples du continent africain,

 

Le 8 mars, nous célébrerons la Journée Internationale de la Femme, officiellement instituée par l'Organisation des Nations unies (ONU) en 1975, dans le but de célébrer l'engagement politique et les progrès économiques des femmes dans leur lutte pour l'égalité salariale.

Cette année, en 2026, cette journée est célébrée dans le monde entier sous le thème : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les Femmes et les Filles ».

Pour nous, le Caucus des Femmes Parlementaires de l'Union Parlementaire Africaine (UPA), cette date est également l'occasion d'une profonde introspection sur les performances et les responsabilités des femmes parlementaires africaines.

Rappelant l'un des points clés de notre résolution 18/47/ (2025), intitulée « La bonne gouvernance numérique au service des droits des femmes », adoptée lors de la 47ème Conférence de l'Union de 2025, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo, nous réitérons la nécessité de lutter contre la violence sexiste facilitée par la technologie et de garantir la participation des femmes à la co-définition de politiques de gouvernance inclusives, en mettant en place des mécanismes contre la violence en ligne, afin de garantir un espace numérique sûr pour les femmes.

Cette violence (harcèlement en ligne, surveillance, etc.) a des conséquences physiques, psychologiques et économiques et pousse les femmes à se retirer des espaces numériques, en particulier les journalistes et les militantes. Seules 14 % des victimes signalent la violence aux autorités.

En tant que législatrices, nous rappelons que le plus grand défi ne réside pas dans le fait d'occuper des sièges dans nos parlements, mais dans le fait de garantir que ces sièges servent également de plateforme pour les femmes qui n'ont pas leur place dans nos sociétés, notamment les femmes rurales, les travailleuses du secteur informel et celles qui luttent contre l'analphabétisme, le manque d'accès aux soins de santé de base et au monde numérique.

Ainsi, les grands défis résident dans la nécessité impérative que nos lois facilitent l'accès des femmes à la terre et au crédit financier, réduisent la fracture numérique qui exclut nos filles des économies de demain et protègent les femmes dans les zones de conflit, car elles sont parmi les principales victimes des crises qui ravagent certaines régions du continent.

De même, nous ne pouvons parler de progrès tant que la maternité continuera à mettre la vie en danger et que l'enfance des filles sera interrompue par des mariages forcés.

En tant que femmes parlementaires, nous nous efforçons de faire en sorte que, dans nos institutions et organisations, les interventions féminines soient davantage prises en compte et que la représentation des genres soit plus importante, dans le but d'une plus grande justice sociale et dignité.

Enfin, nous exhortons chaque femme parlementaire africaine à renouveler son engagement en faveur du bien commun et, surtout, à être à l'avant-garde, dans nos institutions, au nom des femmes et des filles les plus défavorisées.

 

Pour l'égalité, le progrès et une Afrique prospère.

Vive les femmes africaines !

 

 

Foudda Arada Izzedine

Présidente du Caucus des Femmes Parlementaires de l'Union Parlementaire Africaine (UPA)

Députée à l'Assemblée Nationale du Tchad