Message de la Présidente du Caucus des femmes parlementaires, Mme Foudda Arada Izzedine, à l'occasion de la Journée de la femme africaine.
Chères parlementaires,
Mesdames et Messieurs
À l’occasion de la Journée de la Femme Africaine, le 31 juillet, le Caucus des Femmes Parlementaires de l’Union Parlementaire Africaine (UPA) salue avec une profonde fierté l’héritage, la résilience et la contribution irremplaçable des femmes à la construction du continent.
Cette date commémore le Congrès des Femmes Africaines, qui s’est tenu à Dar es Salaam, en Tanzanie, en 1962, et qui a abouti à la création de l’Organisation des femmes panafricaines (OPMA), premier mouvement féminin africain ayant pour objectif de coordonner la participation à la lutte contre le colonialisme, à l’éradication de l’apartheid et à la lutte contre la discrimination de genre et l’injustice sociale.
Cette année, cette journée est célébrée sous la devise « Les femmes, garantes de l’avenir de l’eau en Afrique : progresser vers un assainissement et une gestion de l’eau durables pour l’Agenda 2063 », inspirée du thème annuel de l’Union Africaine (UA), qui reconnaît le rôle central joué par les femmes dans la gestion, la conservation et la gouvernance des ressources en eau, ainsi que dans la réponse au changement climatique.
Cependant, ce thème établit également un lien entre l’autonomisation des femmes et la gestion durable des ressources naturelles, car il exige de comprendre les dynamiques sociales qui font de la pénurie d’eau et du manque d’assainissement des « fardeaux disproportionnés » pour les femmes et les filles, en particulier dans les zones rurales et les quartiers informels périurbains, en raison de rôles sociaux liés au genre et profondément ancrés dans la culture.
La répartition inégale du travail crée un cercle vicieux défavorable aux femmes et aux filles, appelé « pauvreté en temps », car le temps consacré à la recherche et au transport de l’eau sur de longues distances peut réduire directement le temps disponible pour la scolarisation, l’alphabétisation, les formations professionnelles et la participation à des activités économiques rémunérées ou à la vie politique communautaire.
Le Caucus des Femmes Parlementaires s’efforce de faciliter la diffusion à grande échelle, par les États membres, des résolutions et directives internationales relatives aux femmes, afin qu’elles ne restent pas de simples déclarations d’intention et qu’elles puissent se traduire par des réformes législatives concrètes, des budgets nationaux sensibles au genre et des mécanismes efficaces de contrôle parlementaire.
J’exhorte donc toutes les parlementaires africaines à faire du 31 juillet un moment d’action renouvelée. Il nous appartient d’utiliser avec courage le pouvoir législatif pour favoriser la parité entre les sexes dans nos États.
Que cette Journée de la Femme Africaine soit un témoignage de notre unité et de notre détermination.








